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mercredi 9 février 2011

mondrian et de stijl : l'abstraction source de la modernité

Mondrian (1872-1944)

Décidément je suis très branchée Hollande par les temps qui courent.
Aprés Kees Van Dongen que je suis allée voir à Rotterdam et qui va être bientôt exposé au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, Mondrian et de Stijl, le mouvement artistique auquel il appartenait, les deux nés aux Pays Bas, sont à Beaubourg.
Trés longue exposition comme souvent à Beaubourg, l'ayant vu dans un contexte particulier il y avait des guides conférenciers dans chaque salle ce qui je dois dire est le luxe absolu pour comprendre un courant et un peintre.
Il était sans doute indispensable de lier les deux thèmes mais ce n'est pas facile de "tout ingurgiter" et de passer d'un "mouvement" à "l'autre".
J'ai découvert à cette occasion le mot "théosophie" sur lequel je vais mener mon enquête car il m'a l'air d'être une version début 20 ième du New Age californien fin 20 ième.


Mondrian est fasciné par le cubisme(c'est un des rares mouvements de peinture avec lequel je ne me sens aucune affinité bien qu'il soit le mouvement fondateur de l'art contemporain) et vient donc à Paris, il a une quarantaine d'année et aucune notoriété.
je vous conseille vivement d'essayer de vous greffer à un groupe car la compréhension du mouvement et de l'oeuvre ne sont pas simples et prennent toute leur signification avec des explications.
Ensuite ce sera New York où il mourra après s'être beaucoup inspiré de la ville pour ses oeuvres et avoir découvert le jazz dont il devient un admirateur très engagé.

CETTE EXPO EST A BEAUBOURG jusqu'au 21 mars 2011

mercredi 21 octobre 2009

PIERRE SOULAGES A BEAUBOURG



SOULAGES

" C'est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche " (1953)


Lorsque j'ai découvert Soulages il y a quelques années, je m'étais dit "un jour j'aurai un tableau de lui chez moi" tellement j'avais aimé.
Évidemment je ne savais pas qu'il était alors et peut être encore plus maintenant l'un des plus grands artistes français. A défaut de pouvoir un jour l'accrocher chez moi je vais à sa rencontre à toutes les expos.
Pierre Soulages d'après la guide a été très exigeant voire plus avec les éclairagistes du Centre Beaubourg ; il a eu raison.

L'expo n'est pas très longue (Beaubourg nous a habitué à des expos fleuve où ensuite je m'effondre dans les canapés de la galerie) mais elle nous montre bien l'avant et l'après 1979, année du tournant vers l'Outrenoir.
Les premières salles sont remplies de ces tableaux qui m'ont fait aimer SOULAGES : des noirs bien sûr mais aussi des bleus (le bleu est dans d'autres cultures que la française le symbole de la lumière), des ocres (que moi je vois marron), des noirs encore, qualifiés d'ivoire.
Il faut savoir que Soulages fait de "l'abstrait radical" donc dixit la guide "ne cherchez pas de signification, il n'y en a pas".
A partir de 2004, il a abandonné l'huile pour passer à l'acrylique mais il utilise toujours les mêmes pots de peinture noire, son noir de base est donc toujours le même.
Ses tableaux sont alors devenus des objets picturaux avec son travail sur la matière.
J'avais découvert cette nouvelle orientation à l'inauguration du Musée des Abattoirs de Toulouse et à Montpellier lors de la réouverture du Musée Fabre avec de très belles oeuvres données par le peintre mais j'ai l'impression que l'expo de Beaubourg est mieux mise en scène.
Le travail encore quotidien dans sa maison de Sète de cet homme de 90 ans nous scotche.
Vivement l'ouverture du musée Soulages de Rodez, et dire qu'il y en a qui ont voté contre, il y a beaucoup d'endroits en France qui aimeraient avoir cette chance.
Rappelons que ce n'est pas pour la ville de son enfance qu'il a fait ce choix mais pour sa proximité avec l'abbaye de Conques dont les vitraux réalisés par ses soins filtrent la lumière spirituelle de ce vallon encaissé. (ne soyez pas inquiet les vitraux ne sont pas noirs!!)

jeudi 26 mars 2009

Beaubourg


Alexander Calder : Les années parisiennes, 1926-1933

Les expos à Beaubourg, auxquelles je suis assidue sont de qualité. Celle-ci, plutôt rapide, présente le travail de l'américain Calder (1898-1976) . C'est fascinant de voir ce qui peut sortir d'un simple fil de fer, cela confine au génie. Les effets d'ombre sont encore plus saisissants de ressemblance que ce soit des têtes de personnalités, des animaux...
Les dernières sculptures créées à Paris en 1933 ainsi que des pièces en bois d'inspiration primitivisme clôturent l'exposition et amorcent l'évolution vers les mobiles que Calder développera après son retour aux États Unis et qui feront sa notoriété.
Le clou de la visite, le Cirque Calder à découvrir!!
la photo : Alexander Calder. Joséphine Baker (IV), vers 1928 © Calder Foundation, New York / Adagp, Paris 2009

http://www.cnac-gp.fr/Pompidou/
expo du 18 mars au 20 juillet 2009
préparez vous pour l'expo KANDINSKY qui commence le 8 avril