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mercredi 6 mai 2009

Rena Dumas et Hermès

"Discrétion, élégance, détermination" c'est ainsi que la journaliste du Monde commence son article malheureusement nécrologique sur cette dame qui vient de mourir d'un cancer.
D'origine grecque, elle était la femme de Jean louis Dumas qui fut jusqu'en 2006 le brillant patron d'Hermès, entreprise familiale.
Mais elle fut aussi et surtout une architecte d'intérieur et créatrice de mobilier au sein de son agence architecture d'intérieure.
C'est elle qui réalisa les boutiques Hermès à travers le monde et plus récemment la boutique historique de la rue du Faubourg Saint Honoré. LienLien

samedi 18 avril 2009

Pour patienter !!!


Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke
(extrait de la lettre de Rome, le 14 mai 1904)

Aimer c'est chose bonne aussi, car l'amour est difficile. L'amour qui lie un être humain à un autre : c'est là peut-être ce qui nous fut imposé de plus difficile, la tâche suprême, l'épreuve finale, le travail dont tout autre travail n'est qu'une préparation. C'est pourquoi les jeunes gens ne peuvent aimer, eux, les débutants en toute chose : ils doivent l'apprendre. De tout leur être, de toutes leurs forces, rassemblés autour de leur cœur solitaire, angoissé, et qui bat d'une haute attente, ils doivent apprendre à aimer. Mais un apprentissage est toujours une longue période close ; ainsi l'amour pour celui qui aime, demeure longtemps et jusque bien avant dans la vie, une solitude, un esseulement plus intense et plus profond. Aimer, ce n'est rien tout d'abord de ce qui s'appelle s'épanouir, s'abandonner et s'unir à un autre être (que serait donc une union du confus et de l'inachevé _ et dépendant encore ?). C'est pour l'individu une noble invite à mûrir, à devenir quelque chose en soi, à devenir un monde, à devenir soi-même un monde pour l'amour et le profit d'un autre ; c'est une haute exigence impérieuse, quelque chose qui en fait un élu et l'appelle à de vastes desseins. Un devoir : travailler à soi-même, "prêter l'oreille et brandir le marteau jour et nuit", voilà l'unique sens que devrait revêtir aux yeux des jeunes gens l'amour qui leur est donné. La confidence, ni l'abandon, ni aucune des formes du commerce amoureux ne sont pour eux _ qui en ont pour longtemps encore à épargner, à rassembler. Elles sont à l'étape finale ; elles sont cela peut-être à quoi les vies humaines, aujourd'hui encore, peuvent à peine parvenir.

samedi 21 mars 2009

Nicole


Ça c'est, pour moi, le plus beau et le plus triste paysage du monde. C'est le même paysage que celui de la page précédente, mais je l'ai dessiné une fois encore pour bien vous le montrer. C'est ici que le petit prince a apparu sur terre, puis disparu.Regardez attentivement ce paysage afin d'être sûrs de le reconnaître, si vous voyagez un jour en Afrique, dans le désert. Et, s'il vous arrive de passer par là, je vous en supplie, ne vous pressez pas, attendez un peu juste sous l'étoile ! Si alors un enfant vient à vous, s'il rit, s'il a des cheveux d'or, s'il ne répond pas quand on l'interroge, vous devinerez bien qui il est. Alors soyez gentils ! Ne me laissez pas tellement triste : écrivez-moi vite qu'il est revenu…

Le Petit Prince, Brive, un an plus tard