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jeudi 30 avril 2009

Quelle est cette poupée Barbie?

Carla a débarqué en Espagne comme si elle allait au Festival de Cannes, hyper maquillée, hyper brushée.
Visiblement elle suit son mari comme dans un film et la mise en scène est de taille : je minaude, je minaude, je minaude! un peu plus de naturel ne gâcherait rien, but the show must go on!!!
Pour la petite histoire, elle était habillée Alaïa comme Michèle Obama à sa descente de l'avion, Alaïa qui revient donc en force parmi les premières dames!

mercredi 22 avril 2009

COCO-Audrey et les midinettes



Bien entendu, je ne vais pas manquer de vous parler du film sur Coco Chanel d'Anne Fontaine. Je trouve intéressant ce que dit Audrey Tautou lors des interviews. Qu'à travers le tournage de ce film, elle a pris conscience de la condition de la femme au début du XX ième siècle et en particulier de celles qui, de par leur naissance avaient leur destin pré-déterminé et peu enviable dans un univers dominé par les hommes et les conventions sociales.
Comme beaucoup de personnes ont aimé le texte que j'avais mis en mars sur les Midinettes qui étaient aussi des couturières, je vous le propose à nouveau, en version allégée pour les nouveaux rentrants!!!!
"Le terme MIDINETTE apparaît à la fin du XIXe siècle. Il se compose de midi et de dinette car il fut donné aux jeunes ouvrières parisiennes de la mode qui, à midi, se contentaient d'un repas sommaire.
En 1917, ces femmes allaient se révolter et animer un conflit social populaire et exemplaire.
"Elles courent, elles sautent, elles chantent, elles rient : les midinettes sont dans la rue... Elles refusent le chômage obligatoire d'une demi-journée, le samedi, imposé par les patrons de la couture. Leurs revendications ? La «semaine anglaise» intégralement compensée et une prime de vie chère.
En pleine guerre, la grève s'étend.
Les femmes salariées, qui remplacent de plus en plus les hommes mobilisés au front refusent l'exploitation et réclament la paix.
Des centaines de jeunes femmes, les midinettes, parcourent les rues de la capitale en chantant:
« On s'en fout,
On aura la semaine anglaise
On s'en fout,
On aura les vingt sous... »

Le conflit a démarré au mois de mai quand le patronat de la couture a voulu imposer une semaine anglaise, à sa convenance, c'est-à-dire un congé du samedi après-midi non payé. En réalité, un chômage obligatoire alors que le coût de la vie ne cesse de grimper. Au départ, les grévistes se comptent... elles sont deux cents cinquante ! Elles mettent au point leurs revendications : la semaine anglaise, une vraie, c'est-à-dire intégralement compensée et une indemnité de vie chère de 1 franc pour les ouvrières et de 0,50 franc pour les apprenties.
Face à ces demandes, le patronat n'offre qu'une augmentation dérisoire et l'installation d'un réfectoire ! C'est loin du compte et les grévistes, réunies à la Bourse du travail, décident de continuer la lutte. Le lundi, elles reçoivent le renfort des cinq cents ouvrières de la maison Cheruit, place Vendôme. Le mardi, elles sont deux mille en grève. Paris s'étonne, puis s'enthousiasme. Et la grève s'étend. De trois mille, le mercredi 16 mai, elles seront dix mille à la fin de la semaine. On voit les cochers de fiacre et les chauffeurs de taxi faire monter les grévistes pour les emmener à « la Grange aux Belles », le siège de la CGT.
Les patrons finissent par accepter leur revendication.

Le mouvement gagne les usines d'armement qui faute de main-d'oeuvre masculine, ont été conduites à embaucher nombre de «munitionnettes» . Le 3 juin, la presse annonce « Grève aux usines Citroën », mais la censure caviarde les articles. C'est que l'affaire devient autrement inquiétante pour le pouvoir car le mouvement n'épargne pas la province qui va compter bientôt 11 000 grévistes. À la poudrerie de Saint-Médard, en Gironde, 2 500 ouvrières arrêtent le travail. Pour la seule année 1917, les statistiques officielles relèveront 700 conflits, 300 000 grévistes, 565 succès ou accords collectifs."

Le texte complet sur mon post du 7 mars

vendredi 3 avril 2009

ne pas tout croire sur Internet

Journée sans achats ? un canular

Je reçois pas mal de mails pour faire de demain le samedi 4 avril une journée sans achats, je ne comprends pas très bien la finalité du message car la liste des produits à ne pas acheter est assez étrange. C'est toute l'année qu'à Paris, je n'achète ni essence, ni gasoil, je ne risque pas d'être verbalisée ne me déplaçant qu'en transport en commun et je ne mets quasiment jamais les pieds dans "la grande distribution". Que reste-t-il? Les lieux où l'on vend tabac et jeux de hasard n'ont jamais ma visite non plus, peut être l'alcool mais j'ai fait provision du vin de Catherine la semaine dernière.
En faisant des recherches pour vous donner le lien de ce mail sur Internet, je lis que c'est un canular, que la journée sans achat existe mais en novembre(Internet est un sacré terrain de manipulation). Alors pétrie de bonnes intentions je me cherche une "oeuvre" à accomplir, je vais faire de ce week end, le week end "j'irai dormir chez vous"( titre d'une émission de France 5). Je me délocalise dans Paris pour vivre la vie de différents quartiers et avoir l'impression d'être en vacances dans la plus belle ville du monde!!!!!!!!!!avec ou sans achats mais surement de bonnes adresses pour la semaine prochaine.



mercredi 1 avril 2009

où sont les femmes ?


Ce matin, la litanie continue : les millions d'euros volent et....toujours aucun nom de femme dans la liste.

Mais où sont les femmes?


  • Quoi ? Pas de parachutes dorés pour se dorer la pilule jour et nuit dans tous les instituts de beauté et de remise en forme de la planète.
  • Quoi ? Pas de retraites chapeau pour se la filer douce dans quelque paradis mais fiscal
  • Quoi ? Pas de stock options pour dévaliser toutes les boutiques de luxe, enfin finies les soldes et autres visites de stocks
  • Quoi ? Pas de femme parmi les dirigeants du CAC40 ou des banques pour ouvrir des lignes de crédit avec "dépenses à volonté"
  • Quoi ? aucune jéromette pour faire subir des pertes abyssales à sa société de bourse, aucune femme congédiée par son conseil de surveillance
Vous n'y pensez pas, on reste entre soi et cela ne va pas changer d'ailleurs pourquoi cela changerait. Tout cela est le fruit d'une dérive collective qui s'est amplifiée ces dernières années avec la montée en puissance du bling bling. Curieusement quand on tenait ce genre de discours auprès de ceux qui sont plus proches du Smicard que de ces gens-là (soit sans doute 90% des français) on passait pour une dangereuse gauchiste!!! Il était de bon ton de critiquer tous les bénéficiaires des minimas sociaux qui eux ne voulaient pas travailler et de s'extasier devant les "grands patrons et autres dirigeants assimilés".
Le SMIC annuel est de 16 000 euros, le salaire annuel "moyen" du patron de Danone, 4.28 millions, l'Oréal, 3.44, Suez, 3.17 sans les bonus et autres avantages (source ; Challenges)

Le patron de l'Oréal vaut-il 220 fois le même être humain mais ouvrier ou vendeuse???

Que font ces hommes de tout cet argent, perdent-ils leur vie (leur âme) en la gagnant car il n'y a pas de mystère c'est le principe des vases communicants si vous avez beaucoup c'est toujours au détriment de ceux qui ont moins voire pas du tout.

Alors dégageons nous de tout cela, créons une société parallèle et cooptons tous les hommes, et ils sont nombreux qui ont les mêmes valeurs que nous et tous ensemble que la vie nous soit douce!

samedi 7 mars 2009

nous sommes toutes des midinettes


Midinette : respect !

Aujourd'hui, journée de la femme, je trouve opportun de raconter cette histoire que je ne connaissais pas et que je viens de découvrir : la signification du nom "midinette" ainsi que son lien avec le combat des femmes.
Ce nom féminin de MIDINETTE apparaît à la fin du XIXe siècle. Il se compose de midi et de dînette car il fut donné aux jeunes ouvrières parisiennes de la mode qui, à midi, se contentaient d'un repas sommaire.En 1917, ces femmes allaient se révolter et animer un conflit social populaire et exemplaire.

"Elles courent, elles sautent, elles chantent, elles rient : les midinettes sont dans la rue... Elles refusent le chômage obligatoire d'une demi-journée, le samedi, imposé par les patrons de la couture. Leurs revendications ? La «semaine anglaise» intégralement compensée et une prime de vie chère.
En pleine guerre, la grève s'étend. En Champagne, à quelque deux cents kilomètres de là, les soldats des deux camps meurent par milliers.
Les femmes salariées, qui remplacent de plus en plus les hommes mobilisés au front refusent l'exploitation et réclament la paix.
Le spectacle était insolite! En pleine guerre (et quelle guerre!), la plus terrible que l'on ait connu, des centaines de jeunes femmes, les midinettes, parcourent les rues de la capitale en chantant:
« On s'en fout,
On aura la semaine anglaise
On s'en fout,
On aura les vingt sous... »
« OUI, MONSIEUR, C'EST UNE GRÈVE ! »
Le conflit a démarré au mois de mai quand le patronat de la couture a voulu imposer une semaine anglaise, à sa convenance, c'est-à-dire un congé du samedi après-midi non payé. En réalité, un chômage obligatoire alors que le coût de la vie ne cesse de grimper. Au départ, les grévistes se comptent... elles sont deux cents cinquante ! Elles mettent au point leurs revendications : la semaine anglaise, une vraie, c'est-à-dire intégralement compensée et une indemnité de vie chère de 1 franc pour les ouvrières et de 0,50 franc pour les apprenties.
Face à ces demandes, le patronat n'offre qu'une augmentation dérisoire et l'installation d'un réfectoire ! C'est loin du compte et les grévistes, réunies à la Bourse du travail, décident de continuer la lutte. Le lundi, elles reçoivent le renfort des cinq cents ouvrières de la maison Cheruit, place Vendôme. Le mardi, elles sont deux mille en grève. Paris s'étonne, puis s'enthousiasme. « Sur les Grands Boulevards, écrit le reporter de l'Humanité, un long cortège s'avance. Ce sont les midinettes parisiennes aux corsages fleuris de lilas et de muguet; elles courent, elles sautent, elles chantent, elles rient et pourtant ce n'est ni la sainte-Catherine, ni la mi-Carême. C'est la grève. » Et la grève s'étend. De trois mille, le mercredi 16 mai, elles seront dix mille à la fin de la semaine. On voit les cochers de fiacre et les chauffeurs de taxi faire monter les grévistes pour les emmener à « la Grange aux Belles », le siège de la CGT. Les soldats en permission accompagnent leur petite amie, et il arrive que les gars du bâtiment descendent de leur échafaudage pour applaudir ces jolies filles.
Les patrons finissent par accepter leur revendication d'une indemnité de vie chère et s'engagent, en attendant le vote d'une loi, à faire un « essai loyal » de semaine anglaise. Cette victoire provoque une sorte de levée en masse. Les unes après les autres, toutes les professions féminines de Paris reprennent les revendications des midinettes. Voici les confectionneuses, les caoutchoutières, les brodeuses, les lingères, les ouvrières de l'usine de lampes Iris, à Issy-les-Moulineaux, les fleuristes-plumassières, puis les employées des Établissements militaires, les employées des banques, notamment celles de la Société générale, les confectionneuses de la Belle jardinière.
Sitôt le travail arrêté, les grévistes prennent le chemin de la Bourse du travail où les militants sont littéralement débordés. Pour se reconnaître, chaque groupe arbore, sur une hampe de pancarte, le nom de sa profession et un emblème improvisé, une jarretelle de soie bleue, un chandail de laine, une plume d'autruche, où encore, l'affiche du dernier emprunt de guerre.
Le mouvement gagne les usines d'armement qui faute de main-d'oeuvre masculine, ont été conduites à embaucher nombre de «munitionnettes» . Le 3 juin, la presse annonce « Grève aux usines Citroën », mais la censure caviarde les articles. C'est que l'affaire devient autrement inquiétante pour le pouvoir car le mouvement n'épargne pas la province qui va compter bientôt 11 000 grévistes. À la poudrerie de Saint-Médard, en Gironde, 2 500 ouvrières arrêtent le travail. Pour la seule année 1917, les statistiques officielles relèveront 700 conflits, 300 000 grévistes, 565 succès ou accords collectifs et les syndicats, de leur côté, font état d'un fort mouvement d'adhésions. Ainsi, la fédération des Métaux CGT comptera jusqu'à 37,5 % de femmes syndiquées dans ses rangs".

(Ce dossier confectionné par Pierre Fay a été publié par la Nouvelle Vie Ouvrière du 11-07-2003 )

Les temps changent et rien ne change si on se réfère à l'actualité récente!!!!!